Chanoine Narcisse GUYOT

(1865 - 1943) Chanoine honoraire de Soissons

Ordonné Prêtre le 6 Juillet 1890

Professeur au Séminaire de Soissons en 1892

Vicaire de la Basilique de Saint-Quentin en 1894

Curé d' Essômes-sur-Marne en 1898

Curé-Doyen de Fère-en-Tardenois en 1906

Merci à son arrière-petite nièce, Mme Agnès MARIN-CHENET pour son passage à Fère le 2 octobre 2020. Grâce à son important dépôt, nous avons pu commencer une rubrique sur le Chanoine Narcisse GUYOT, curé-doyen de Fère de 1906 à sa mort en 1943. Nommé dans notre commune après la loi de séparation des Eglises et de l’Etat en 1905, il a marqué la vie féroise de la première moitié du  20ème  siècle et s’est particulièrement impliqué dans la réorganisation de l’école privée et plus tard dans la construction de la salle paroissiale Sainte-Macre.

 C’est l’oncle de Mademoiselle Marie Guyot et et le grand oncle de Mademoiselle Marie-Jeanne Marin.

 Merci d’avance de tous les compléments d’information (identification des personnes sur les photos en particulier) que vous pourrez nous communiquer via notre adresse retrovionentardenois@gmail.com

 

Source Généanet


Source: archives départementales


Source Généanet

Source: Agnès Marin-Chenet  arrière petite-nièce de Narcisse Guyot, dépôt du 2 octobre 2020


Les Communions

Source: Agnès Marin-Chenet  arrière petite-nièce de Narcisse Guyot, dépôt du 2 octobre 2020


Le Calvaire de Fère-en-Tardenois

Dans la nuit du 21 au 22 Août  1909 la croix du calvaire fut abattu

La mise en place de la nouvelle croix

Le Calvaire de Fère en Tardenois

 

Sous le mandat du maire : Emile Ernest Barberousse, après la loi de 1905 qui prônait la séparation de l’Eglise et de l’Etat, un différent opposait la mairie au conseil de  Fabrique de l’Eglise de Fère, à propos de la propriété du terrain où était érigé sur un tumulus, un calvaire très ancien, plusieurs fois restauré, rue de Reims à la sortie de Fère vers Coulonges.

 La municipalité estimant que ce terrain lui appartenait dorénavant, décida après une délibération en présence de la moitié des conseillers (10 ont voté pour) d’abattre la Croix, mais l’ordre n’avait pas encore été validé par le maire.

 Dans la nuit du 21 au 22  août 1909, l’adjoint de son propre chef,  avec 3 ou 4 personnes  (étrangères à la commune) scia le pied de la croix qui se renversa, face contre terre, le bras droit fut cassé et la couronne brisée. Le lendemain, une foule en émoi se rassembla autour de son pasteur, le Chanoine Guyot, près de la clôture, pour regarder ce triste spectacle. Ils récitèrent des prières de réparation.

 Dans la nuit du 23 août, des mains pieuses retournèrent ce Christ mutilé.

 Le 10 octobre dans l’obscurité, après un banquet organisé par la libre pensée, des coups de marteaux lui brisèrent le nez et les doigts.

 Dans la nuit du 31 décembre des hommes de bonne volonté, que l’on ne connait pas sont venus  remonter un peu plus haut la croix renversée et la tourner  face au pays.

 « Une association (légale) catholique pour la possession et l’entretien d’un calvaire » fut créée en 1910.

 Une nouvelle croix fut érigée au même endroit et le crucifix mutilé fut ramené dans l’église. Il y est vénéré  depuis 1916.

 PS Aucun des conseillers qui avaient pris une part plus ou moins active dans cette triste affaire du Calvaire n’a été réélu en 1912.

 

Source Journal Rencontres


Gaston Brigot (1872-1937) restaurateur des Calvaires


La restauration du calvaire de Saponay

Documents source: Agnès Marin-Chenet  arrière petite-nièce de Narcisse Guyot,

dépôt du 2 octobre 2020


Bénédiction de la stèle Tristani le 6 Avril 1930

Photo source: Agnès Marin-Chenet arrière petite-nièce de Narcisse Guyot, dépôt du 2 octobre 2020

Les Férois, qui paraissent insouciants, sont aussi reconnaissants; lorsqu'un accident mortel survient à un notable en vue,

ils montrent leurs sentiments à son égard, à titre posthume. C'est ainsi qu'après un accident survenu sur la route de Coincy

au Docteur Tristani, le soir du 28 septembre 1929 où il rentrait de Château-Thierry avec sa voiture Renault NN.

Une souscription privée est lancée qui permet d'édifier un petit monument à l'emplacement même où il a quitté la route, dans un virage à 3 kilomètres de Fère. C'est ce monument en ciment qu'on aperçoit en passant en voiture et dont la stèle à été bénie le 6 avril 1930 par le Curé Chanoine Narcisse Guyot.

Pourquoi l'a-t-on réalisé en ciment? C'est que le principal danger pour la conservation des monuments et des statues en pierre vient, à la fois des vapeurs d'essence et des eaux de pluie souvent chargées d'acides à cause de la fumée.

Ainsi ces monuments, qui représentent un évènement qu'on voudrait immortel, sont, dans un temps plus ou moins long,

fortement menacés comme un simple mortel.

Source: Henri Prieux tome I  page 370

Source photos Patrick B.

Grâce à la volonté et au courage d'une personne de Fère-en-Tardenois Patrick B...., cette stèle est entretenue régulièrement

et toujours en bon état malgré sa conception en ciment.


Salle Sainte-Macre

Nouvelle salle Paroissiale, la bénédiction  de la 1ère pierre  le 8 Février 1937

par le Doyen Guyot

Source du document sur l'histoire de la  Salle Sainte-Macre: Françoise et Jean-Louis Bertin

Journal Rencontres septembre 2013 n°523


Les ennuis du Curé-Doyen Narcisse Guyot

Après avoir organisé la procession du 2 novembre 1931 sans autorisation, Narcisse Guyot sera convoqué le 23 décembre 1931, en audience tenue à dix heures en son prétoire de l'hôtel de ville par le tribunal simple police du Canton de Fère-en-Tardenois

Voir les documents Ci-dessous

Source: Agnès Marin-Chenet  arrière petite-nièce de Narcisse Guyot, dépôt du 2 octobre 2020


Les pèlerinages à Lourdes des Férois

                                                                                                                    1931


La bénédiction des semences sur les terres de la ferme de Meurcy                         par le Curé-Doyen Narcisse Guyot en mars 1934


Les processions à Fère-en-Tardenois

le 06 juillet 1941



Fête Dieu en 1945


Fête Dieu en 1951

Photos source: Agnès Marin-Chenet arrière-petite nièce de Narcisse Guyot, dépôt du 2 octobre 2020