Le Grès qui va boire

Photo Jean Jacques Hoquet (2010)


Texte extrait du tome I, page 7 d' Étienne Moreau Nélaton:

 

Route de Reims à la sortie de Fère, le monolithe énorme, qu'on appelle le grès qui va boire, parce que son ombre, descendant progressivement la pente inclinée vers la rivière, paraît s'efforcer d'atteindre le cours de l' Ourcq, sa voisine; ce grès mystérieux et légendaire évoque des idées druidiques. Sa proximité du champ de repos choisi par les Gaulois l'associe tout naturellement au souvenir des plus anciens habitants dont l'histoire ait à s'occuper. Prise, dit-on, comme témoin de certains engagements solennels par les gens du XVIe siècle et du XVIIe, qui auraient écrit dans des actes notariés: 

<< Fait et passé près du grès qui va boire >> (1) cette pierre avait peut être servi d'autel aux Gaulois, au temps où des victimes humaines versaient leur sang sous le couteau du sacrificateur.

(1) Édouard Fleury. Antiquités et monuments de l'Aisne, tome I page 108

 

Photos Jean Jacques Hoquet , photo couleur 7 décembre 2010 à 8 heures, noir et blanc (1979) et photo Anita Nival (2019)  couverture agenda Municipal de 2021.


Pour  se rendre au grès, télécharger le document ci- dessous  et profiter d'une promenade touristique, afin d'y découvrir les  magnifiques endroits à visiter.

 

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Tableau du Grès : Sur le commentaire de Paul CLAUDELmembre de l'académie Française, né à
Villeneuve-sur-Fère le 6 août 1868 , l'ombre du grès atteint le ru au soleil couchant.
Précision : c'est au soleil levant que l'ombre du grès atteint le ru.
Pour observer cet événement, il faut y aller en juin au lever du soleil. Quant au Ru, un bras de l'Ourcq créé par l'homme permettait d'alimenter en eau le moulin Canard, celui-ci fut comblé dans les années 1980.