Le sculpteur - La sculpture

Inauguration du Mémorial de la
42e division US, 

à Fère-en-Tardenois (Aisne), France
le 12 novembre 2012

 

 

Pour retrouver les allocutions prononcées lors de l'inauguration du Mémorial - Suivre ce lien

 

Le certificat de don du Mémorial signé de Nimrod  T. Frazer, Monique B. Seefried, de la Fondation du Mémorial de la Ferme de la Croix Rouge ey Jean-Paul Roseleux, maire de Fère-en-Tardenois. 

Le Sculpteur: James Butler RA

L'Inspiration

 Quelle fut votre inspiration pou cette œuvre?

 

« J'ai créée un certain nombre de statues sur des thèmes militaires. J'ai servi moi même dans l'année et j'ai beaucoup d’admiration et de sympathie pour le sort du simple soldat et pour la façon dont, parfois, l'homme le plus ordinaire témoigne d'une très grande bravoure et de beaucoup d'attention pour ses camarades, Pour ce mémorial de la 42e division  arc-en-ciel mon idée à l'origine était de montrer le lien puissant qui  existe entre des militaires en service et un soldat portant son camarade mort, Apres avoir travaillé pendant un certain temps sur cette œuvre, elle commença à rendre à mes yeux un sens spirituel très puissant, Le soldat mort est mou comme si son corps venait juste d'être soulevé du champ de bataille. Le personnage portant le mort se transforme de plus en plus  en  ange de miséricorde. Il est parfait. Il n'est pas blessé et il semble éloigne de la tragédie, du  conflit. Je ne suis pas une personne religieuse mais en travaillant à cette sculpture, j'ai ressenti une puissante inspiration spirituelle.» 

La Création du mémorial de la 42e division arc-en-ciel





Le Soldat

 

La  sculpture représente un soldat américain qui porte son compagnon mort. Il s'agit d'un simple sergent Son rang est inscrit sur sa manche droite. Il n'y en avait qu'un par peloton. Il était le membre avec le plus d'ancienneté. Il ne porte pas l'insigne de la 42e division car les insignes des divisions n'apparaissent que plus tard sur la manche des soldats. Rien ne distingue le soldat mort de son compagnon. Le soldat porte un masque à gaz, ouvert sur le devant pour être plus facilement accessible. Son fusil est un Calibre 30 Bolt Action US Springfield, modèle 1903 avec un clip de 5 cartouches. La baïonnette est au canon. MacArthur dans ses Mémoires explique bien que pendant les combats de la Ferme de la Croix Rouge la baïonnette a été utilisée. Le fourreau de la baïonnette est recouvert de toile avec une double fermeture qui permet de le fixer sur la ceinture de munitions. Le casque est un modèle US 1917 avec des courroies en cuir. La tunique est un modèle standard 1917 avec des paulettes larges. Les chaussures, aux talons, semelles et œillets à lacets renforces de cuivre, ont été fournies en France. Les bandes molletières faites des bandes en laine suivent le modèle anglais. Il porte une cartouchière de 60 rondes, avec  six poches contenant chacune deux clips de 5 cartouches. Elle est en coton léger, accrochée à l'épaule droite. Le fusilier monte généralement à l'attaque avec une charge de deux cent cinquante cartouches. La cartouchière est un  modèle de 1910 pour troupe à  pied en toile tissée à dix pochettes pour contenir deux clips de 5 cartouches de 30-06. Un harnais entrecroisé sur les deux épaules est attaché à l'avant et à l'arrière de  la cartouchière, La cantine et la trousse de secours, recouverts de housses en toile, sont elles aussi accrochées  à l'arrière de  la cartouchière, Il porte un pistolet automatique, modèle 1911, calibre 45 dans un étui de cuir, modelé 1916. Au début de la guerre, seuls les officiers, chefs d'escouades et sergents recevaient un revolver. Au moment de la bataille de la Ferme de la Croix Rouge, les simples soldats peuvent aussi en avoir un.